Certifier la qualité d’exécution d’une digue en blocs artificiels, de la sous-couche à la crête
Depuis 2009, une certification indépendante des digues à carapace en blocs artificiels
Depuis 2009, CLAS développe et applique une certification indépendante de la qualité des digues maritimes en blocs artificiels, fondée sur l’observation directe des ouvrages, l’inspection subaquatique et le respect strict des règles de l’art.
Cette procédure, initialement mise au point par IDMer puis structurée par CLAS, a été appliquée sur de nombreux projets portuaires et côtiers, en France et à l’international, sur des digues exposées à des conditions de houle sévères.
L’objectif de la certification CLAS est clair : garantir la stabilité, la durabilité et la conformité d’exécution des ouvrages, quels que soient le type de blocs artificiels utilisés et leur mode de diffusion.
Origine de la certification des digues à carapace monocouche
Les premières missions à l’origine de la certification CLAS trouvent leur origine dans des expertises techniques et judiciaires portant sur des désordres observés sur des carapaces en blocs artificiels.
Ces expertises avaient pour objectif de déterminer l’origine des dommages, d’en analyser les mécanismes et de confirmer la conformité – ou non – des travaux de reprise au regard des règles de l’art.
Progressivement, ce besoin d’évaluer objectivement la qualité réelle de l’exécution des digues est apparu également dans le cadre industriel et portuaire. Il ne s’agissait plus seulement d’expertiser des désordres, mais de prévenir leur apparition par une démarche structurée de contrôle et de certification.
C’est dans ce contexte qu’est née la certification CLAS des digues maritimes à carapace en blocs artificiels.
Pourquoi certifier une digue maritime ne peut pas se limiter à la carapace
La certification de la qualité d’un ouvrage de protection maritime ne peut pas se réduire à un contrôle partiel ou visuel de la carapace.
L’expérience montre que la stabilité d’une digue en blocs artificiels dépend d’un ensemble cohérent comprenant :
la sous-couche (épaisseur, granulométrie, planimétrie, rugosité),
la carapace en blocs artificiels et son imbrication effective,
la butée de pied assurant le calage de la première rangée,
la zone de crête et son blocage supérieur.
Une non-conformité affectant l’un de ces éléments peut compromettre la stabilité globale de l’ouvrage, même si la carapace semble, en apparence, correctement posée.
Un certificat de conformité limité à quelques critères isolés ne constitue pas une certification de la qualité des travaux.
Les exigences des règles de l’art pour les carapaces monocouches
Les références internationales en matière de construction de digues maritimes, notamment le Rock Manual et le Guide Enrochement du CEREMA, rappellent un principe fondamental :
les carapaces monocouches à forte imbrication sont conçues pour un dommage nul.
Même des niveaux de dommage faibles ne sont pas tolérés, car ils peuvent conduire à une évolution rapide des désordres et à une perte de stabilité de la carapace.
Dans ce contexte, la qualité de la pose, le respect des tolérances géométriques, l’imbrication effective des blocs et le contrôle immédiat des non-conformités sont déterminants pour la durabilité de l’ouvrage.
Analyse des non-conformités et classification des risques
Toute non-conformité observée sur une digue ne conduit pas automatiquement à une reconstruction systématique. Encore faut-il analyser le risque réel qu’elle fait peser sur l’ouvrage.
CLAS applique depuis 2009 une classification des risques fondée sur quatre niveaux, issue de l’expérience de chantier et d’expertise :
🟢 Risque 0 : défaut isolé sans impact possible sur la stabilité – aucune action requise.
🟢 Risque 1 : défaut isolé pouvant évoluer sans conséquence immédiate grave – correction ou surveillance.
🟢 Risque 2 : défaut pouvant évoluer rapidement avec conséquences graves – correction immédiate.
🔴 Risque 3 : défauts groupés ou connectés entraînant un désordre sérieux – reconstruction de la zone concernée.
Cette approche permet d’éviter à la fois les démontages inutiles et la sous-estimation de désordres critiques.
Les référentiels utilisés pour la certification CLAS
Les documents techniques de référence
Ils incluent les documents contractuels fournis dans le cadre des technologies de blocs artificiels, lorsqu’ils existent.
Ces documents constituent une base de travail, mais ne suffisent pas toujours à garantir la pérennité réelle des ouvrages, car ils sont souvent issus d’essais en laboratoire et ne prennent pas en compte l’ensemble des situations rencontrées sur le terrain.
Le référentiel technique CLAS
CLAS applique en complément un référentiel interne, issu de plus de trente ans d’expérience sur des chantiers mettant en œuvre la majorité des blocs artificiels utilisés dans le monde.
Ce référentiel intègre :
la classification des risques,
l’analyse des mécanismes de casse,
des critères d’acceptation opérationnels,
des méthodes d’inspection adaptées aux conditions réelles de chantier.
Procédure de certification CLAS : de la conception à la réception
La certification CLAS couvre l’ensemble du processus de construction de la digue :
Étude des profils et du design
Analyse des profils, matériaux, épaisseurs et profondeurs définis par le concepteur.
Plans de pose
Vérification de la cohérence des plans de pose avec la réalité du chantier, les tolérances admissibles et les transitions entre zones.
Inspections en phase travaux
contrôle de la sous-couche et de la berme,
inspections subaquatiques régulières,
inspections hors d’eau et par drone.
Chaque phase est validée avant la poursuite des travaux.
Rapport de conformité
À l’issue des inspections, CLAS établit un Technology Compliance Report, documentant l’ensemble des contrôles réalisés et attestant de la conformité de l’ouvrage.
Résultat : un ouvrage certifié CLAS – Classe A
Un ouvrage certifié CLAS – Classe A est un ouvrage :
conforme à son design et à la technologie mise en œuvre,
construit dans le respect des tolérances et critères d’acceptation,
présentant une stabilité et une durabilité vérifiées.
La certification CLAS apporte aux maîtres d’ouvrage et aux entreprises une garantie technique objective, fondée sur des constats factuels et une expertise indépendante.
Digue offshore de Port La Nouvelle construite avec les méthodes et procédures CLAS TECHNOLOGY COMPLIANT™
Digue de Palamos construite sans les méthodes et procédures CLAS TECHNOLOGY COMPLIANT™
Une certification reconnue sur des projets internationaux majeurs
Depuis plus de quinze ans, la certification CLAS s’est construite sur une réalité simple : une digue maritime en blocs artificiels ne peut être considérée comme conforme et durable que si sa conception, sa mise en œuvre et son contrôle répondent strictement aux règles de l’art applicables aux systèmes monocouches à forte imbrication.
En s’appuyant sur l’inspection directe des ouvrages, la présence subaquatique, une analyse rigoureuse des non-conformités et une classification objective des risques, CLAS apporte une garantie technique indépendante, fondée sur l’expérience réelle du terrain et non sur des validations théoriques ou partielles.
Cette approche globale, depuis la sous-couche jusqu’à la crête, permet aux maîtres d’ouvrage et aux entreprises de travaux maritimes de sécuriser leurs projets, de réduire les risques techniques et contractuels, et de garantir la stabilité et la durabilité des digues maritimes, quels que soient la technologie ou le type de blocs artificiels mis en œuvre.
Choisir la certification CLAS, c’est faire le choix d’une expertise indépendante, pragmatique et reconnue, au service de la qualité d’exécution et de la pérennité des ouvrages de protection côtière.
Certification des digues de Khalifa Port à ABU DHABI en 2010

Certification de la digue de Das Island à ABU DHABI en 2012

Certification des digues des îles ZAKUM à ABU DHABI en 2013

Certification de la carapace ACCROPODE™ de l’île de ZIRKU à ABU DHABI .

Une certification fondée sur l’expérience réelle et les règles de l’art
La certification des digues maritimes en blocs artificiels à forte imbrication ne peut se résumer à un simple contrôle documentaire ou à une validation ponctuelle de la carapace visible. Elle exige une approche globale, continue et indépendante, fondée sur l’observation directe de l’ouvrage, la compréhension fine des mécanismes de stabilité et le respect strict des règles de l’art applicables aux systèmes monocouches.
Depuis 2009, CLAS a développé et appliqué une méthodologie de certification reposant sur l’analyse complète de l’ouvrage, depuis la fondation et la sous-couche jusqu’à la carapace et à la crête. Cette approche intègre des critères techniques objectifs, une classification rigoureuse des non-conformités et une capacité d’intervention immédiate lorsque des écarts sont constatés, afin de préserver la stabilité et la durabilité de l’ouvrage.
La certification CLAS ne vise pas à comparer des technologies ni à promouvoir un système particulier. Elle a pour seul objectif de garantir que la digue construite est conforme à son design, à la technologie mise en œuvre et aux exigences de pérennité attendues par le maître d’ouvrage, quelles que soient la marque ou l’origine des blocs artificiels utilisés.
En s’appuyant sur une expertise de terrain reconnue, des inspecteurs qualifiés, des procédures éprouvées et une indépendance totale vis-à-vis des détenteurs de marques ou de licences, CLAS apporte aux maîtres d’ouvrage et aux entreprises de travaux maritimes un cadre fiable pour sécuriser leurs projets, réduire les risques techniques et garantir la qualité finale des digues maritimes.
Choisir la certification CLAS, c’est faire le choix d’une approche pragmatique, fondée sur l’expérience réelle des chantiers, la maîtrise des risques et la conformité aux règles de l’art, au service de la durabilité des ouvrages de protection côtière.
